Le Laser dans les Péri

Le Laser dans les Péri-Implantites

La figure nous montre le cas d'un patient dont l 'implant au niveau de la dent 23 avait été posé depuis deux mois. Plusieurs antibiothérapies n'avaient pas amélioré l'état du patient qui souffrait énormément et qui nous est adressé pour l'extraction de cet implant, accompagnée d'une manœuvre de réhabilitation osseuse.
Après l'étude bactériologique qui nous montre une flore mobile très active de type spirochètes et fusobactéries, nous décidons de tenter un traitement au laser YAP avec les plus grandes précautions d'usage, afin d'éviter les tirs au contact du titane. Nous n'effectuerons aucun autre acte de traitement parodontal.

Le résultat à 3 semaines post-opératoire nous montre une cicatrisation immédiate surprenante qui permettra au praticien de mettre cet implant en charge après un mois d'ostéo intégration (photo  à 4 mois post-op).

Le Laser dans les cas Extrêmes.

Cette patiente (Fig. MAl) nous a été adressée pour la perte d'un implant au niveau de la 13, l'autre implant au niveau de 14 étant très mobile et très douloureux.

L'intervention nous montre que les implants ont été placés suivant un axe trop vestibulaire qui a amené leur partie apicale à transpercer la corticale vestibulaire.

Un tissu de granulation important habite l'alvéole de l 'implant en 13 et l'implant en 14 est entouré par un tissu mou et fibreux qui ne laisse aucun espoir sur l'avenir de cet implant.

L'examen bactériologique nous a montré en priorité une flore identique à celle des parodontites habituelles spirochètes, vibrions, bâtonnets mobiles).

 

A la demande de la patiente et après les informations d'usage, nous tentons la mise en place immédiate d'un implant vissé au niveau de la 13, après avoir impacté tout l'os périphérique avec notre laser YAP, et surtout en essayant de maintenir une vascularisation importante du site pendant l'intervention.

De même, nous allons tenter, sans trop y croire, de traiter au laser le voisinage de l'implant restant en 14.

Avant de refermer nous tenterons d'obtenir un saignement spontané abondant grâce au laser, et nous placerons sur les parois vestibulaires dénudées, un petit coagulum protégé par une membrane collagène. 

Les douleurs ont disparu spontanément et la mobilité de 'implant en 14 a diminué progressivement au fil des semaines. A la réouverture, quatre mois après cette intervention, nous découvrons une formation osseuse tout à fait satisfaisante qui nous laisse espérer la sauvegarde de 'implant 14, à la grande satisfaction de notre patiente. 

Les douleurs ont disparu spontanément et la mobilité de 'implant en 14 a diminué progressivement au fil des semaines. A la réouverture, quatre mois après cette intervention, nous découvrons une formation osseuse tout à fait satisfaisante qui nous laisse espérer la sauvegarde de 'implant 14, à la grande satisfaction de notre patiente.

La profondeur de l'implant 13 nous obligera à placer un moignon céramisé 

 et le résultat fonctionnel et esthétique est aujourd'hui tout à fait satisfaisant .

 

L'Eco-système Dent-parodonte

Pour traiter une maladie parodontale, il faut garder à l'esprit que le parodonte n'est pas seulement de l'os, mais également de la gencive, du ligament, du cément radiculaire...

J'ai pris pour habitude de considérer également dans cet ECO SYSTÈME PARODONTAL. tout l'environnement buccal du patient, c'est à dire les prothèses éventuelles, les habitudes alimentaires, les principes d'hygiène bucco-dentaire.

Même l'individu lui-même dont le type de vie professionnelle et familiale influencera notablement son système immunitaire, doit être considéré dans sa participation à l'équilibre de 'écosystème parodontal.

C'est l'analyse de l'ensemble de ces relations d'interdépendance qui nous guidera vers une décision chirurgicale de bon sens.

Une Nouvelle Approche lndispensable : la Prothèse Parodontale

Dans certains cas de maladie parodontale la guérison des parodontites ne suffira pas à la satisfaction de nos patients qui nous demanderont une réhabilitation prothétique, esthétique et fonctionnelle.

C'est souvent à ce niveau que se situera le plus grave de nos défauts, et la nouvelle approche parodontale nécessite une nouvelle approche prothétique.

Il va falloir amener nos techniciens de laboratoire à réfléchir sur l'anatomie de leurs prothèses, en fonction de notre approche parodontale.

Il n'existe pas de prothèses parodontalement intégrées. Il n'existe que des compromis ; à nous de les faire accepter par notre parodonte.

Notre taille préparatoire doit subir aujourd'hui une réflexion indispensable qui va modifier notablement nos habitudes.

Une dent naturelle est faite de courbes et dans toute sa partie sous-gingivale, il n'existe aucun angle.

Il faut donc éviter absolument tous les épaulements circulaires que nous avions l'habitude d'effectuer trop souvent. En effet, lorsque l'on regarde une telle réalisation en fort grossissement, on constate toujours des zones de hiatus ou de surplomb qui, immanquablement seront des réservoirs à bactéries dans l'avenir.

La taille doit être faite jusqu'au collet anatomique de la dent afin d'éviter toute zone de surplomb et de permettre à notre laboratoire une finition en lame de couteau qui sera le meilleur compromis possible avec notre parodonte.

Les courbes doivent être douces, en évitant au maximum les surplombs importants, afin de faciliter les soins locaux à nos patients.

Les inters doivent voir leur surface occlusale diminuer, afin de conserver une forme "tulipée", et de diminuer au maximum le contact avec la surface gingivale. En cas d'atteinte parodontale, les molaires doivent être rétrécies au niveau des furcations, et le prothésiste doit respecter cette nouvelle anatomie dans son élaboration.

Les espaces inter dentaires doivent être arrondis et polis afin de faciliter le rapport parodonte -prothèse.

Aucun angle vif ne doit exister dans les espaces inter dentaires.

Bien évidemment, notre prothèse provisoire devra également respecter au mieux ces règles strictes.

Cette prothèse parodontale est une nouvelle approche qu'il nous faudra apprendre à gérer avec notre équipe.

Le cas  illustre un résultat acceptable après traitement au laser d'une parodontite chronique de l'adulte dont la taille après guérison  a été effectuée suivant les principes évoqués.

La réalisation  et la mise en place  nous montrent qu'une prothèse parodontale peut être un compromis acceptable, même en cas de parodontite avancée.

Conclusion

Notre écosystème parodontal est un ensemble complexe qui ne s'arrête pas à une simple poche osseuse, et qu'il faut gérer dans son intégralité, afin d'obtenir une guérison stable. L'utilisation du laser YAP i .34 donne d'excellents résultats pour une guérison rapide et indolore.

Ceci est tout à fait complémentaire à tous les principes de parodontie médicale qu'il faut avant tout connaître et respecter avant toute décision thérapeutique

Dr Gérard REY - Diplômé en Expertise Bucco-dentaire

34000 Montpellier

Accueil / Page précédente / Page suivante /

 

onf.g.rey2.htm"> Page suivante /

 

tml>