VISITE DU REGENT EUROPÉEN A STRASBOURG
LES 22 /23/24 MARS 2001.
Comment être Régent Européen et ne pas se rendre dans la capitale du même nom ?
André Amiach, notre Régent Européen s’ est rendu au pays des cigognes et de la choucroute pour une visite amicale et fraternelle dans notre chapitre.
Européenne, Strasbourg l'est de naissance, tant par sa situation géographique, que par son destin historique. Ville carrefour sur l'artère rhénane, elle fut l'un des principaux axes de pénétration de l'Europe.
Cette situation géographique fut un redoutable privilège. Dès sa création et pendant 2 000 ans, Strasbourg a été ouverte à toutes les influences et exposée à bien des convoitises.
Riche de toutes les cultures qui l'ont traversée, Strasbourg est aujourd'hui métropole sur le Rhin, ouverte sur l'Europe et le monde.
Avec New York et Genève, Strasbourg partage le privilège d'être le siège d'institutions internationales sans être une capitale administrative. Dans un rayon de 500 km autour de Strasbourg se trouve 57% de la population active européenne et 75% des plus importants marchés économiques européens.
Scientifique par excellence, Strasbourg est la première ville de France pour le nombre de chercheurs, d'ingénieurs, de techniciens et d'administratifs du CNRS rapporté à la population de l'agglomération. Elle est fortement tournée vers l'international, dans des domaines comme la biologie, la biotechnologie, le médicament, la chimie, la physique des matériaux, les sciences de l'espace.
Strasbourg a établi sa prospérité sur ses fonctions d'échange. La ville atteint aujourd'hui le niveau d'excellence dans les services aux entreprises orientés vers l'international.
Fidèle à sa réputation ancestrale d'hospitalité, la ville dispose d'une
gamme très complète de services hôteliers. La ville s'est également dotée
de structures d'accueil à la mesure de son prestige et travaille sans cesse à
améliorer ses équipements pour demeurer un des hauts lieux du tourisme
d'affaire européen.
Strasbourg est la deuxième ville de congrès internationaux de France et la
treizième au plan mondial.

Forte aujoud'hui de près de 15,000 âmes, Strasbourg présente toutes
les facettes d'une communauté vivante. Education, culture, aide
sociale et culte constituent son ossature.
Elle donne à tout juif qui le désire l'accueil qui lui convient selon son rite, ses
préférences, ses aspirations.
Evénements familiaux, heureux ou malheureux, célébrations officielles,
cacherout, jeunesse, éducation... font de Strasbourg une ville des
plus dynamiques et des plus structurées.
Parmi les communautés juives de France, Strasbourg est probablement une des
plus
anciennes. Elle est mentionnée par Benjamin de Tudèle au XIIème siècle, et
son histoire
se confond avec celle de la ville.
"Kammer Knechte" de l'Empereur, les juifs de Strasbourg payaient
aussi tribut à l'évêque
et au magistrat de la ville. Ceci n'empêcha pas leur anéantissement lors d'un
soulèvement
de la populace, qui les accusait d'être la cause de la Peste Noire, avant que
le fléau n'ait
atteint la ville. Tous les juifs qui refusaient d'abjurer furent brûlés le 14
février 1349, jour
de la Saint-Valentin.
Une vingtaine d'années plus tard, quelques familles juives furent
réadmises. Parmi elles, un
médecin, Meister Gutleben. Mais la ville chassa définitivement tous les juifs
en 1399. Ce
fut la fin de la première communauté, dont ne subsistent que quelques
fragments de pierres
tombales, ainsi qu'un bain rituel.
Jusqu'à la Révolution, Strasbourg demeura ville interdite aux juifs, qui
pouvaient y vaquer
à leurs affaires, mais non y séjourner. Quelques familles y furent accueillies
temporairement
pendant la "guerre des paysans", sur la demande de Josselmann de
Rosheim.
Au XVIIIème siècle seulement, après le retour de Strasbourg à la France,
des juifs
fournisseurs de vivres et de chevaux pour les armées du Roi obtinrent le droit
d'ouvrir des
bureaux à Strasbourg... Cerf Berr et sa famille furent les premiers juifs à y
résider.
La Révolution, accordant aux juifs les droits civiques, leur ouvrit les
portes de la ville. Les
juifs des villages voisins reconstituèrent la communauté qui prospéra au
XIXème siècle pour
atteindre avant la dernière guerre une population de près de 10 000 âmes.
Sous l'occupation
allemande, entre 1870 et 1918, l'importance de Strasbourg ne fit que
s'accentuer.
La séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905 ne concernant pas l'Alsace ni la
Lorraine
occupées, Strasbourg se dota durant cette période de nombreuses institutions:
école de travail,
hospice de vieillards, clinique privée, orphelinat de jeunes filles.
La communauté de Strasbourg poursuivit sa croissance jusqu'à l'évacuation de 1939.
La guerre et l'exil touchèrent durement notre communauté. Sur 10 000 juifs
de Strasbourg, un
millier disparut dans les camps de la mort ou sur les champs de bataille et dans
les maquis.
Les synagogues détruites ou saccagées, les institutions pillées, le
judaïsme strasbourgeois brisé
par l'exode et l'exil revint en 1945 pour reconstruire ses ruines.
Les communautés de la campagne étaient exsangues. Beaucoup de survivants se
regroupèrent
dans des Kehiloth plus centrales et entre autres à Strasbourg. Les institutions
furent restaurées,
la synagogue reconstruite au Contades. Ayant connu l'évacuation et les
problèmes d'accueil,
les juifs de Strasbourg originaires d'Alsace mais aussi d'Allemagne et d'Europe
de l'Est
accueillirent fraternellement des centaines de familles sepharades originaires
d'Afrique du Nord.
Forte, aujourd'hui, de près de 15 000 âmes, Strasbourg présente toutes les
facettes d'une
communauté vivante. Education, culture, aide sociale et surtout culte, elle
donne à tout juif qui
le désire l'accueil qui lui convient selon son rite, ses préférences, ses
aspirations.
Pour connaître la communauté, il faut la découvrir, la fréquenter: c'est
à cela que nous vous
invitons.
Il ne subsiste de la vieille Synagogue de Strasbourg qu'une pierre votive par
laquelle Dame
Rachel consacre au souvenir de son mari, une somme de 5 pièces d'or.
Etait-ce la Synagogue disparue lors du massacre de 1349 ? La tradition
affirme que les juifs
revenus lors de la Révolution utilisèrent, lorsque leur nombre ne permit plus
de prier dans le salon
de l'un d'entre eux, un ancien théâtre italien situé au Poêle de Drapiers.
Vers 1830, un ancien couvent fut transformé en synagogue, qui fut
désaffectée à la fin du siècle,
lorsque la communauté érigea un superbe bâtiment au quai Kléber. Cette
synagogue fut incendiée
par les nazis, et rasée au sol.
Après une période transitoire au cours de laquelle la seule synagogue
épargnée par les Allemands
accueillit la population juive revenue, la Grande Communauté tranforma un
couvent devenu théâtre,
en synagogue provisoire de 1950 à 1958. Depuis lors, c'est la synagogue de la
Paix, au Contades,
qui est le temple consistoral, siège du Grand Rabbinat.
Mais la dispersion de la population juive a provoqué l'ouverture d'une
dizaine de lieux de culte,
synagogues ou oratoires, dans lesquels ont lieu quotidiennement les offices dans
tous les rites,
ashkenaz ou sepharad. Une équipe rabbinique anime la vie religieuse. Des
écoles primaires ou
secondaires, un lycée technique, un institut universitaire et des yechivoth
dispensent l'enseignement
et la culture du judaïsme, faisant de Strasbourg non une des villes
numériquement les plus importantes
du judaïsme français, mais sûrement une des mieux structurées.
Max Warschawski
La cathedrale
Merci à André pour cette visite tant attendue et tu es ici chez toi.



Au restaurent le KING
C. Berg , JC Yulzari, A. et L Bouhana écoutent le régent avec assiduité..
Le congres Friadent
Le président de la société Allemande de
Parodontologie hôte d’ Alpha Omega
Chez les Yulzari (avant) le Kidouch, Au centre,
Henri Salama.
Cedric ,notre sympaathique partenaire de chez
E.MS.